A table !, (Eregli, indicatif téléphonique 372)
Comme promis il y a 5 minutes dans l'article précédent, un petit descriptif de ce qu'on peut manger à Eregli.
Mais avant, pour ceux qui n'arrivent pas à poster de commentaires,
D'abord, les restaurants sur le port de pêche - pas du côté avec les gros chalutiers, rassurez-vous, la vue est mieux que ça. On choisit son poisson à l'étalage, puis on se rend en salle - j'aurais du dire terrasse, il n'y a pas de salle - où, généralement, on nous apporte une salade.
Aucun des restaurants ne fait la même salade, mais on trrouve invariablement : des tomates, des oignons - peu -, du concombre et des piments - je reviendrai sur ce sujet. Ensuite, il y les variantes, à base de mache - disons que ça y ressemble, mais avec des tiges plus grosses et des feuilles plus épaisses - de la coriandre fraîche, de la menthe et - très surprenant - de l'aneth. L'aneth, vous voyez ce que c'est - les tout petits bouts vertsqu'on parsème sur le saumon - et bien vous n'y êtes pas du tout. Ici, l'aneth est en branche - à croire qu'il y a une surproduction d'aneth dans certains restaurants.
Le poisson arrive ensuite, après avoir subi une cuisson au barbecue, ce qui fait que c'est délicieux. Comme poisson, on trouve du saumon - du méga saumon de 50cmà celui plus raisonnable de 25cm - de la truite - du moins je crois, il est plus dur de reconnaître les différents poissons que de différencier une vache d'un mouton - de la dorade - là, je suis à peu près certain de mon coup - et des petits rougets. En bref, c'est presque aussi bon que chez mémé - non, en fait, chez mémé, ça sera toujours meilleur.
Les autres restos :
Quand je dis "les autres", c'est ceux où on trouve de la viande. C'est souvent bon. On prend souvent une assiette mixte càd avec un peu de toutes les viandes : poulet en petits morceaux - pimentés - viande hachée en brochette - pimentée - viande en tranches fines marinée - pas vraiment pimentée. D'après Kenan - un électricien turc sympa avec qui nous avons passé un diamnche après-midi - la vrai manière de manger les adana - la viande hachée en brochette - est d'en mettre un moceau dans la galette, accompagnée d'un peu de verdure - généralement de la coriandre ou du pissenlit, du moins un truc qui y ressemble - de rouler le tout et de manger le tout en l'accompagnant du reste de l'assiette - en l'occurence, c'était du boulgour.
A midi, direction la cantine de l'usine. Pour être plus précis, vers une des cantines de l'usine - retournez voir un article précédent pour voir l'étendue de la bête, vous comprendrez pourquoi il y a plusieurs cantines.
Là, une fois muni de votre plateau alvéolé - métallique - de vos couverts et d'un verre, deux bras vous remplissent les deux plus grandes alvéoles du plateau - oui, on ne voit pas la tête des mecs en cuisine. On prend alors un dessert s'il y en a, du pain, et des crudités, si le chariot n'a pas été rangé compte tenu de l'heure tardive à laquelle on va manger - 12h30.
Au menu, rarement de la viande - ou alors en petits morceaux dans plein de légumes - donc souvent des légumes, voire des féculents - assez souvent du riz, réflexion faite. Jamais vraiment transcendant, mais c'est une cantine, et on ne paye pas. Par comparaison avec la cantine de thyssen - en Allemagne - je me sens moins dépaysé par la nourriture.
Le soir, au lieu de sortir, il arrive que nous mangions à l'appart. Du coup, il faut faire à manger. On ne fait rien de compliqué, avec les légumes et la viande trouvée au supermarché. C'est pas turc, je passe.
Les piments :
Il y en a des forts qui arrache la gueule - disons que j'arrive à les manger, mais que je ne suis pas bien loin de ma limite personnelle au niveau puissance.
Il y en a des pas forts du tout, tellement pas qu'en fait, je suis sûr que ce sont des poivrons - dis maman, t'as vu, j'ai pas dit "c'est des poivrons", j'ai fait un effort.
Pour différencier les forts et les autres, quelques pistes.
- c'est vert : cette information ne sert à rien, ils sont tous verts
- c'est petit - max 5 cm : ce sont les pires. En plus, ceux là sont marinés. Mais si on aime ce qui pique brûle, c'est ce qu'il faut. Le croate qui s'occupe des moteurs trouve que ceux là sont les seuls à avoir un intérêt gustatif - mais il est croate.
- c'est plus grand - de 10 à 20cm - et vert assez foncé : impossible de savoir, il faut goûter. Quand vous êtes face à ça, tout se joue à quitte ou double. Ou bien c'est plus fade qu'un poivron, ou bien ça arrache la gueule.
Le plus pénible, c'est qu'ils mettent des piments de la dernière catégorie dans à peu près tout, souvent coupés en rondelles - pour qu'on ne les voit pas, c'est surement du sadisme- et que, du coup, on peut à tout instant, à n'importe quelle bouchée, se retrouver avec un petit morceau dans la bouche qui anéantit toute sensation gustative pour le reste du repas - je force un peu le trait, mais c'est l'idée générale.
Les glaces
Le pendant à la force des piments sera .... - roulement de tambours - ... les glaces - mais si vous ne vous en doutiez pas, c'est que vous avez omis de lire la ligne précédente, et que, donc, cela démontre que vous lisez en diagonale, et que je suis préoccupé de savoir pourquoi je passe du temps à écrire d'aussi longs articles.
Les glaces d'ici sont - disons les glaces du glacier, parce que, sinon, les glaces industrielles, c'est Algida partout, ce qui veut dire Miko, puisque c'est le nom de la marque ici - elles, sont, donc, - je reprends ma phrase - différentes.
Oui, je sais, tout ça pour ça - "différentes" -, on comprend que vous lisiez en diagonale, avec toutes les digressions dont je suis coupable.
Différentes en quoi ? C'est une histoire de texture. Moins crémeuses, plus caoutchouteuses, comme si la gomme arabique entrait en grande proportion dans leur composition.
Différentes aussi dans la manières de les servir. Les marchands ambulants - ou plus ou moins fixes - du bord de mer - la promenade des Grecs, puisque les grecs devraient devenir aux turcs ce que l'Angleterre a longtemps été à la France - n'utilisent pas de cuillère à boules, mais des grandes barres métalliques - des barres à mines en un peu plus petit, mais qui toisent quand même leurs bons 50 cm. On a donc de la glace dans un cornet, mais pas de boules.
Enfin, on ne va pas se plaindre, il y a déjà possiblité de manger des glaces.
Je crois que j'ai fait le tour.
A part que j'ai omis de préciser les légumes que l'on trouvait ici, courgettes, aubergines, concombres, tomates, patates, haricots plats, oignons, salade verte et des légumes secs, haricots blancs, pois chiches - qui se mangent aussi grillés comme des cacahuètes.
Ah, aussi, j'ai failli oublier. Il nous arrive de manger des pizza, quand on est au café avec d'autres personnes du chantier, généralement en train de regarder un match de foot, juste avant d'aller jouer au billard. Mais c'est pas vraiment des pizzas comme chez nous.
Bon, aller, on est dimanche, j'ai déjà mis un article, celui-ci sera pour mardi matin.
Mais avant, pour ceux qui n'arrivent pas à poster de commentaires,
D'abord, les restaurants sur le port de pêche - pas du côté avec les gros chalutiers, rassurez-vous, la vue est mieux que ça. On choisit son poisson à l'étalage, puis on se rend en salle - j'aurais du dire terrasse, il n'y a pas de salle - où, généralement, on nous apporte une salade.
Aucun des restaurants ne fait la même salade, mais on trrouve invariablement : des tomates, des oignons - peu -, du concombre et des piments - je reviendrai sur ce sujet. Ensuite, il y les variantes, à base de mache - disons que ça y ressemble, mais avec des tiges plus grosses et des feuilles plus épaisses - de la coriandre fraîche, de la menthe et - très surprenant - de l'aneth. L'aneth, vous voyez ce que c'est - les tout petits bouts vertsqu'on parsème sur le saumon - et bien vous n'y êtes pas du tout. Ici, l'aneth est en branche - à croire qu'il y a une surproduction d'aneth dans certains restaurants.
Le poisson arrive ensuite, après avoir subi une cuisson au barbecue, ce qui fait que c'est délicieux. Comme poisson, on trouve du saumon - du méga saumon de 50cmà celui plus raisonnable de 25cm - de la truite - du moins je crois, il est plus dur de reconnaître les différents poissons que de différencier une vache d'un mouton - de la dorade - là, je suis à peu près certain de mon coup - et des petits rougets. En bref, c'est presque aussi bon que chez mémé - non, en fait, chez mémé, ça sera toujours meilleur.
Les autres restos :
Quand je dis "les autres", c'est ceux où on trouve de la viande. C'est souvent bon. On prend souvent une assiette mixte càd avec un peu de toutes les viandes : poulet en petits morceaux - pimentés - viande hachée en brochette - pimentée - viande en tranches fines marinée - pas vraiment pimentée. D'après Kenan - un électricien turc sympa avec qui nous avons passé un diamnche après-midi - la vrai manière de manger les adana - la viande hachée en brochette - est d'en mettre un moceau dans la galette, accompagnée d'un peu de verdure - généralement de la coriandre ou du pissenlit, du moins un truc qui y ressemble - de rouler le tout et de manger le tout en l'accompagnant du reste de l'assiette - en l'occurence, c'était du boulgour.
A midi, direction la cantine de l'usine. Pour être plus précis, vers une des cantines de l'usine - retournez voir un article précédent pour voir l'étendue de la bête, vous comprendrez pourquoi il y a plusieurs cantines.
Là, une fois muni de votre plateau alvéolé - métallique - de vos couverts et d'un verre, deux bras vous remplissent les deux plus grandes alvéoles du plateau - oui, on ne voit pas la tête des mecs en cuisine. On prend alors un dessert s'il y en a, du pain, et des crudités, si le chariot n'a pas été rangé compte tenu de l'heure tardive à laquelle on va manger - 12h30.
Au menu, rarement de la viande - ou alors en petits morceaux dans plein de légumes - donc souvent des légumes, voire des féculents - assez souvent du riz, réflexion faite. Jamais vraiment transcendant, mais c'est une cantine, et on ne paye pas. Par comparaison avec la cantine de thyssen - en Allemagne - je me sens moins dépaysé par la nourriture.
Le soir, au lieu de sortir, il arrive que nous mangions à l'appart. Du coup, il faut faire à manger. On ne fait rien de compliqué, avec les légumes et la viande trouvée au supermarché. C'est pas turc, je passe.
Les piments :
Il y en a des forts qui arrache la gueule - disons que j'arrive à les manger, mais que je ne suis pas bien loin de ma limite personnelle au niveau puissance.
Il y en a des pas forts du tout, tellement pas qu'en fait, je suis sûr que ce sont des poivrons - dis maman, t'as vu, j'ai pas dit "c'est des poivrons", j'ai fait un effort.
Pour différencier les forts et les autres, quelques pistes.
- c'est vert : cette information ne sert à rien, ils sont tous verts
- c'est petit - max 5 cm : ce sont les pires. En plus, ceux là sont marinés. Mais si on aime ce qui pique brûle, c'est ce qu'il faut. Le croate qui s'occupe des moteurs trouve que ceux là sont les seuls à avoir un intérêt gustatif - mais il est croate.
- c'est plus grand - de 10 à 20cm - et vert assez foncé : impossible de savoir, il faut goûter. Quand vous êtes face à ça, tout se joue à quitte ou double. Ou bien c'est plus fade qu'un poivron, ou bien ça arrache la gueule.
Le plus pénible, c'est qu'ils mettent des piments de la dernière catégorie dans à peu près tout, souvent coupés en rondelles - pour qu'on ne les voit pas, c'est surement du sadisme- et que, du coup, on peut à tout instant, à n'importe quelle bouchée, se retrouver avec un petit morceau dans la bouche qui anéantit toute sensation gustative pour le reste du repas - je force un peu le trait, mais c'est l'idée générale.
Les glaces
Le pendant à la force des piments sera .... - roulement de tambours - ... les glaces - mais si vous ne vous en doutiez pas, c'est que vous avez omis de lire la ligne précédente, et que, donc, cela démontre que vous lisez en diagonale, et que je suis préoccupé de savoir pourquoi je passe du temps à écrire d'aussi longs articles.
Les glaces d'ici sont - disons les glaces du glacier, parce que, sinon, les glaces industrielles, c'est Algida partout, ce qui veut dire Miko, puisque c'est le nom de la marque ici - elles, sont, donc, - je reprends ma phrase - différentes.
Oui, je sais, tout ça pour ça - "différentes" -, on comprend que vous lisiez en diagonale, avec toutes les digressions dont je suis coupable.
Différentes en quoi ? C'est une histoire de texture. Moins crémeuses, plus caoutchouteuses, comme si la gomme arabique entrait en grande proportion dans leur composition.
Différentes aussi dans la manières de les servir. Les marchands ambulants - ou plus ou moins fixes - du bord de mer - la promenade des Grecs, puisque les grecs devraient devenir aux turcs ce que l'Angleterre a longtemps été à la France - n'utilisent pas de cuillère à boules, mais des grandes barres métalliques - des barres à mines en un peu plus petit, mais qui toisent quand même leurs bons 50 cm. On a donc de la glace dans un cornet, mais pas de boules.
Enfin, on ne va pas se plaindre, il y a déjà possiblité de manger des glaces.
Je crois que j'ai fait le tour.
A part que j'ai omis de préciser les légumes que l'on trouvait ici, courgettes, aubergines, concombres, tomates, patates, haricots plats, oignons, salade verte et des légumes secs, haricots blancs, pois chiches - qui se mangent aussi grillés comme des cacahuètes.
Ah, aussi, j'ai failli oublier. Il nous arrive de manger des pizza, quand on est au café avec d'autres personnes du chantier, généralement en train de regarder un match de foot, juste avant d'aller jouer au billard. Mais c'est pas vraiment des pizzas comme chez nous.
Bon, aller, on est dimanche, j'ai déjà mis un article, celui-ci sera pour mardi matin.
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