Hé bé ! C'est pas trop tôt !
Bon, ben...faut rattraper ça, mettre un coup de collier, corriger le tir.
Ensuite, il y a eu une cérémonie censée lancer la production – qui est effective depuis quelques mois – avec tout ce qui peut se faire dans une cérémonie.
Puis un samedi soir et un dimanche à Zhengzhou, histoire de rencontrer autre chose que des gens avec des vêtements marqués HWISCO – le nom du client – quand on sort de l’hôtel.
Enfin, dimanche dernier, la joyeuse équipe Brito-Austro-germano-sino-slovaco-française a défié une équipe – féminine – de course de bâteaux-dragons. Et a perdu, comme de bien entendu.
Pour ce qui est de faire des cérémonies, les chinois sont balaises.
Cette fois, une immense zone devant l’usine a été pavée, un podium a été construit – attention, pas du petit podium comme pour la fête des fraises à Eregli, non, un vrai grand podium rouge avec des plantes et tout et tout –
Des tables ont été installées sur les premiers rangs, des tabourets ont été soigneusement mis en rangs, les ballons se sont élevés dans les airs, les bannières on été déployées, les canons ont été alignés de part et d’autre de l’allée d’arrivée, les portiques gonflables ont été branchés aux sèche-cheveux, les feux d’artifices ont été câblés – non, je déconne, ici, les artificiers les allument à la main – et les pigeons enfermés dans leurs cages.
Après les éléments mobiliers du décor, il faut les éléments humains. Les différentes corporations représentées arrivent, chacune leur tour, en rangs bien ordonnés, guidés par une jeune demoiselle porteuse d’une pancarte – avec des trucs en chinois, donc je ne sais pas ce que c’est.
A l’arrivée des officiels – dont le big boss de Siemens VAI, excusez du peu – les musiciens ont commencé à faire du bruit de la musique avec tambour et cymbales – c’est surtout les cymbales qui dérangent, et aussi le tambour.
Suivent les discours des personnalités venues parachever l’œuvre – toujours en cours de finition, sinon je serais en France, remarquez – et souligner son importance capitale pour tout le monde, ainsi que l’exemplarité de la collaboration mise en place. Il ne manquait que Bambi pour nous faire pleurer tellement c’était beau.
La fin des discours déclenche le feu d’artifices et le lâcher de pigeons.
Je tiens à souligner le fait que les deux ont été déclenchés simultanément, ce qui a provoqué une belle pagaille parmi les pigeons, dont certains ont préféré rester dans les cages. A préciser également, le vent soufflait dans notre direction, donc on reçu quelques résidus de feu d’artifice sur les casques, car oui, on était déguisé comme pour aller au boulot – en playmobil, donc.
Après une – courte – visite de l’usine par les officiels, départ pour l’hôtel et le banquet du client. Comme vous pouvez le voir sur la photo suivante, il y a de la nourriture à profusion et des chinois qui veulent boire avec vous.
La prochaine fois, challenge sportif avec la misérable performance à la course de bateaux-dragons.