Wugang Shi, juste à temps
Chères toutes, chers tous, maman, mémé, inconnues et inconnus de passage,
Alors, voilà des nouvelles. D’abord, ça va. Après, c’est à peu près tout.
Mais comme un article de blog avec « D’abord, ça va. Après, c’est à peu près tout. », ça ne le fait pas, je vais me forcer.
Même topo qu’en Turquie, petit topo du bled où s’est posé ma valise – de 27 kilos à l’aller, à cause de matériel et de paperasse à transporter.
Le nom du lieu est WuGang Shi. Si j’ai bien compris, ça veut dire « Ville de l’usine sidérurgique Wu ». Je ne vous le cache donc pas, je travaille à l’usine sidérurgique Wu – comme environ 90% des gens de la ville en âge de travailler.
Comme l’hôtel où je vis appartient également au client, que nous mangeons à midi dans un resto du client, et le soir assez souvent dans un autre resto du client, je peux affirmer que, depuis deux mois, je mange Wuyang, je bois Wuyang, je dors Wuyang, je travaille Wuyang, je prends le bus Wuyang, je me douche Wuyang, je joue au billard Wuyang, je porte des vêtements lavés Wuyang. Bref, l’éclate totale.
La ville est située au bord d’un lac - artificiel. Mon hypothèse est la suivante : barrage = centrale hydraulique = électricité = usine sidérurgique. Et tout se passe bien, car barrage = lac = délocalisation = nouvelle ville et main d'oeuvre.
Le sidérurgiste a acheté une ligne complète de production de plaques à Siemens VAI UK, SVAI UK a refilé les deux planeuses à SVAI Clecim, SM a dit « Florian, tu passes sur les planeuses », et me voilà dans ce trou où on cherche désespérément quoi faire en dehors de l’hôtel.
On peut bosser, direz-vous, puisqu’il y a une usine. Mais on fait déjà ça toute la semaine, alors le week-end, merci, mais non. Quand on peut éviter, on évite. Déjà que le week-end ça se résume à dimanche…
Aller, une petite vue, prise depuis la colline surplombant la ville, laquelle colline est aménagée pour se balader.

Cette fois, pas de vue imprenable sur l’usine – je vous évite ça, vous me remercierez si vous le souhaitez – mais on voit un peu de lac, l’hôtel – c’est le bâtiment qui dépasse, je suis à l’étage 19 – des fleurs, des arbres et le chemin de promenade. Pour la variété des fleurs, ma réponse est la même que d'habitude : "c'est des fleurs". Et pour les arbres, je vous laisse deviner.
Faisons suivre ça par une vue depuis la chambre d’hôtel – à l’étage 19, je le rappelle. Pour ceux qui ne savent pas, en Chine, l’étage 1 est le rez-de-chaussée.

Pour la fin des festivités du nouvel an chinois, il y a eu un feu d’artifice en face de l’hôtel - à l’endroit où on voit les bateaux verts. Depuis ma chambre, les déflagrations des plus grosses fusées étaient vraiment impressionnantes. Pour ceux qui veulent voir des inconscients allumer des fusées énormes avec des briquets, je vous montrerai la vidéo en rentrant. Prévoyez juste le temps : j’ai 45 minutes de film en continu - les chinois appellent ça un petit feu d'artifices...
Point trop n'en faut, toute chose ayant une fin et il faut savoir raison garder, donc je m'arrête là pour cet article.Deux mois pour arriver à écrire ça, ok, c'est long. Mais j'ai un petit peu beaucoup travailler ces derniers temps. En plus, début mai, c'est reparti pour un tour au même endroit, alors...
A venir dès qu'on aura le courage de faire 6 heures de route dans la journée le seul jour de repos qu'on ait dans la semaine : le temple de Shaolin - du nord ou du sud, je ne sais pas.
See you soon.